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Quoi planter en septembre au potager

Septembre n'est pas la fin de la saison. C'est le mois où l'on prépare l'hiver et le printemps suivant, à condition de semer vite.

Septembre est le mois où beaucoup de jardiniers relâchent l'effort. Les tomates finissent, les courgettes fatiguent, et la tentation est grande de laisser le potager s'endormir. C'est une erreur de calendrier : septembre est en réalité l'un des deux mois les plus productifs de l'année en termes de semis, parce que tout ce que vous mettez en terre maintenant occupe le sol pendant six mois.

La contrainte est simple à énoncer. En septembre, la lumière décline plus vite que la température. Une plante semée le 5 septembre a encore assez de chaleur pour germer et se développer ; la même plante semée le 30 septembre germera, mais restera petite tout l'hiver. La date compte plus en septembre qu'en mai.

Ce qui se sème encore en pleine terre

Ces cultures ont un cycle court ou tolèrent le froid. Elles se sèment directement en place.

  • La mâche. C'est le semis emblématique de septembre. Elle germe mal au-dessus de 20 °C, donc les semis de début septembre lèvent parfois mieux après un arrosage frais ou sous un voile d'ombrage. Elle se récolte de novembre à mars.
  • Les épinards d'hiver. Semés en septembre, ils forment une rosette avant les froids et redémarrent en février. Choisissez une variété d'hiver, pas une variété de printemps.
  • Les radis. Trois à cinq semaines suffisent. C'est la culture qui rentabilise le mieux une planche libérée en septembre.
  • La roquette et les moutardes. Cycle court, tolérance au froid, et l'altise devient moins agressive quand les nuits fraîchissent.
  • Les navets d'automne. Semés en début de mois, récoltés avant les gros gels.
  • La laitue d'hiver. Pas n'importe quelle laitue : les variétés d'hiver passent la mauvaise saison, les laitues d'été montent ou pourrissent.

Ce qui se plante en septembre

  • L'ail blanc et l'ail violet, dans les régions à hiver marqué et à sol drainant. L'ail a besoin d'une période de froid pour former ses gousses. Un sol qui reste détrempé tout l'hiver le fait pourrir : si votre terre est lourde, plantez sur une butte ou attendez la fin de l'automne.
  • Les échalotes et l'oignon blanc, selon les mêmes règles.
  • Les fraisiers. Septembre est la meilleure période de plantation : les racines s'installent pendant l'automne et la première récolte arrive au printemps suivant, pas un an plus tard.

L'option la plus rentable : l'engrais vert

Si vous libérez une planche en septembre et que vous n'avez rien à y mettre, semez un engrais vert plutôt que de laisser la terre nue. Une terre nue en hiver se tasse, se lessive et perd ses nutriments solubles.

  • La phacélie lève vite et gèle proprement, ce qui évite d'avoir à l'arracher.
  • Le seigle produit beaucoup de biomasse mais redémarre au printemps : il faut le détruire avant qu'il monte.
  • Le trèfle incarnat fixe l'azote, ce qui est utile avant une culture exigeante.

Une planche couverte par un engrais vert coûte quelques euros de graines et vous rend une terre meuble en mars.

La vraie difficulté : votre date, pas la mienne

Tout ce qui précède dépend d'une chose que cet article ne connaît pas : où se trouve votre jardin.

« Semer la mâche en septembre » ne veut pas dire la même chose à Lille et à Perpignan. L'écart entre le nord et le sud de la France dépasse souvent trois semaines sur une même culture, et l'altitude en ajoute autant. Un article de blog vous donne un mois ; votre potager a besoin d'une fenêtre.

C'est exactement le problème que Marmanda résout : vous décrivez votre jardin — sa localisation, son sol, son exposition — et vous obtenez des fenêtres de semis calculées pour ce jardin-là, avec les sources agronomiques qui les soutiennent et les limites de chaque donnée affichées. Quand la donnée manque pour votre situation, Marmanda vous le dit au lieu de recopier une date moyenne.

Trois erreurs de septembre

Semer trop tard, puis en vouloir aux graines. Un semis de mâche du 30 septembre n'est pas un mauvais lot de graines, c'est un semis en retard. Décalez plutôt vers une culture à cycle plus court.

Repiquer des laitues d'été. Elles ne sont pas faites pour ça. Vérifiez le nom de la variété, pas seulement l'espèce.

Laisser les planches nues « pour les reposer ». Le sol ne se repose pas, il se dégrade. Couvrez : engrais vert, paillage, ou les deux.

Ce que ça change en mars

L'intérêt de septembre n'est pas la récolte de septembre. C'est qu'au sortir de l'hiver, vous avez déjà de la mâche à couper, des épinards qui redémarrent, de l'ail en place et une terre structurée par les racines d'un engrais vert — pendant que les autres commencent seulement à bêcher.

À lire ensuite

Passez de la lecture au potager.

Marmanda transforme ces conseils en un plan daté et placé pour votre jardin.